25.04.2006

C.R.A.Z.Y.


Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur.
De 1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire...
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons.
C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour attirer l'attention de son père.

En un mot : MAGNIFIQUE.
J'ai eu la chance de le voir ce soir en avant première. L'histoire est à la fois, drôle, poignante, triste, émouvante. Des acteurs magnifiques et une bande son excellente.
Bref, si vous avez un peu de sensibilité au fond de vous. ALLEZ Y !

23.04.2006

Volver

Volver
De Pedro Almodovar avec Penelope Cruz et Carmen Maura
Madrid et les quartiers effervescents de la classe ouvrière, où les immigrés des différentes provinces espagnoles partagent leurs rêves, leur vie et leur fortune avec une multitude d'ethnies étrangères.
Au sein de cette trame sociale, trois générations de femmes survivent au vent, au feu, et même à la mort, grâce à leur bonté, à leur audace et à une vitalité sans limites.
Enfin Almodovar revient aux femmes ! Enfin Carmen Maura revient chez Almodovar.
Volver, volver, volver... Revenir en espagnol. CQFD
On en reparle très vite

19.04.2006

Rent de Jonathan Larson

Comédie musicale culte outre-Atlantique, "Rent" de Jonathan Larson nous arrive aujourd’hui par le biais de son adaptation cinématographique. Dans cette "Bohème" transposée dans le New York de la fin des années 80, gays, lesbiennes, drag queens et hétéros forment une communauté bigarrée, pleine de vie et d’optimisme, en dépit du sida et de la drogue.


Au début des années 90, à cause ou grâce au sida, Broadway commence à parler des gays d’une façon plus sobre et plus réaliste qu’avant. Oublié le mascara de "Torch song trilogy" ou les froufrous de "La cage aux folles", pièces ou comédies musicales abordent désormais l’homosexualité sous un angle plus grave, moins caricatural, bien qu’avec une légère tendance compassionnelle.

Comédie musicale rock, "Rent" marque une nouvelle étape dans la représentation de l’homosexualité dans le théâtre américain commercial. Ecrit en 1996 par Jonathan Larson, un jeune auteur-compositeur plein de fougue, "Rent" transpose "La Bohème" de Puccini dans le milieu coloré du East Village où des artistes de toutes orientations sexuelles se battent pour survivre. Certes, le sida reste présent (pour les personnages gays comme pour les hétéros) mais le traitement de l’homosexualité se fait d’une façon simple, naturelle et décomplexée. Une fois n’est pas coutume, le duo d’amour le plus tendre du spectacle est chanté par le couple gay tandis que les lesbiennes s’engueulent et les hétéros se compliquent la vie. Et si "Rent" ne rechigne pas devant une bonne dose d’émotion, l’œuvre véhicule avant tout une incroyable rage de vivre, portée par la force de sa musique et l’énergie de ses interprètes.

Créé d’abord off-Broadway, "Rent" est un succès immédiat, tant au niveau de la presse et des professionnels que du public. Le spectacle transfère rapidement dans un grand théâtre de Broadway où il se joue encore et s’apprête à fêter son dixième anniversaire. Broadway avait rarement vu un tel engouement pour une de ses productions. Durant les premiers temps, certains fans irréductibles passent la nuit devant le théâtre pour espérer obtenir des billets tandis que le spectacle décroche le prix Pulitzer et le Tony (équivalent des Molières). Mais si le succès est aussi soudain qu’inattendu, le triomphe de Jonathan Larson est pourtant le fruit d’un travail de longue haleine. Cette vie de galère décrite dans " Rent ", il l’a connue au cours de ses années de bohème. Il ne savoure malheureusement pas la reconnaissance de son œuvre : il est emporté par une rupture d’anévrisme la veille de la première.

Dès sa création, "Rent" affole Hollywood et les droits d’adaptation sont achetés aussitôt. Cependant, le projet traînera de nombreuses années avant d’aboutir. Après avoir atterri dans les mains de Spike Lee et suscité des spéculations improbables quant au casting (Christina Aguilera, Justin Timberlake, Jennifer Lopez…), "Rent" échoit finalement au très en vue Chris Columbus (l’auteur des premiers "Harry Potter") qui préfère faire appel à la plupart des membres de la troupe originale. Après une sortie un peu tiède aux Etats-Unis l’automne dernier, "Rent" s’attaque maintenant aux pays européens : l’occasion est enfin donnée de découvrir cette œuvre culte qui en dépit de son contexte fortement américain résonne d’une universalité incontestable.

Les filles du botaniste

Réalisé par Dai Sijie
Avec Mylène Jampanoï, Li Xiaoran, Dongfu Lin
Film chinois, français. Genre : Drame

Dans la Chine des années 80, tous les tabous ne sont pas levés.
Min, une jeune orpheline, part faire ses études chez un botaniste de renom. Homme secret et père autoritaire, son professeur vit sur une île qu'il a transformée en jardin luxuriant. Contrainte de partager cette vie solitaire et effacée, sa fille An accueille avec joie l'arrivée de l'étudiante. Très vite complices, les deux jeunes femmes voient leur amitié évoluer vers une attraction troublante, sensuelle et interdite.
Incapables de se séparer, Min et An imaginent bientôt un dangereux arrangement pour continuer à partager le même toit...

Un film beau, lent et osé pour le régime chinois à voir